Le plan de développement des compétences n'est pas obligatoire, l'obligation de former vos salariés l'est

Depuis le 1er janvier 2019, le plan de développement des compétences a remplacé le plan de formation : c'est la liste des formations que l'employeur décide pour ses salariés. Aucun texte n'impose de rédiger ce document. Le code du travail impose en revanche, dès le premier salarié, d'adapter chacun à son poste et de maintenir sa capacité à occuper un emploi.

Le seuil de 50 salariés change tout le reste. En dessous, l'OPCO finance une partie du plan et aucune consultation du CSE n'est exigée. Au-dessus, le plan se paie sur fonds propres, le CSE est consulté chaque année, et un salarié resté 8 ans sans formation non obligatoire coûte 3 000 € à l'entreprise.

Plan écrit

Non obligatoire en soi

Obligation de former

Dès le premier salarié

Consultation du CSE

À partir de 50 salariés

Hors temps de travail, sans accord collectif

30 h par an au plus

Sous 50 salariés, le budget du plan dépend du barème de votre OPCO

Le simulateur retrouve votre OPCO à partir de votre SIRET et calcule la prise en charge à laquelle votre entreprise peut prétendre pour les formations de son plan.

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Le code du travail impose deux obligations de former, sans exiger de plan écrit

L'article L6321-1 fixe à tout employeur deux obligations : l'adaptation des salariés à leur poste et le maintien de leur capacité à occuper un emploi. Il ajoute une faculté, proposer des formations qui développent les compétences. Le plan n'intervient qu'ensuite, et « le cas échéant ».

Les actions de formation mises en oeuvre à ces fins sont prévues, le cas échéant, par le plan de développement des compétences mentionné au 1° de l'article L. 6312-1, dont l'élaboration peut tenir compte des conclusions des entretiens mentionnés à l'article L. 6315-1.

Code du travail, article L6321-1, mis à jour le 26 octobre 2025

Le ministère du Travail va dans le même sens : l'élaboration d'un plan peut concerner toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et sa mise en œuvre relève de la décision de l'employeur. Aucun texte ni aucune sanction ne vise l'absence de plan écrit en tant que telle.

La mise en œuvre ou non d'un plan de développement des compétences relève de la décision pleine et entière de l'employeur, après consultation des représentants du personnel.

Ministère du Travail, le plan de développement des compétences, mis à jour le 5 octobre 2021

L'obligation de former se règle devant le juge. Dans une affaire où un salarié n'avait reçu aucune formation en 16 ans, la Cour de cassation a jugé que l'existence et l'évaluation du préjudice relèvent de l'appréciation des juges du fond (Cass. soc., 3 mai 2018, n° 16-26.796) : le salarié doit prouver un préjudice, mais l'absence totale de formation constitue bien un manquement. S'y ajoute la formation à la sécurité, due aux salariés embauchés et à ceux qui changent de poste ou de technique, et financée par l'employeur (articles L4141-2 et L4141-4).

Le plan peut contenir des actions de formation, des bilans de compétences, des actions de validation des acquis de l'expérience (VAE) et des formations par apprentissage (article L6313-1). Une action de formation se définit comme un « parcours pédagogique permettant d'atteindre un objectif professionnel », réalisable à distance ou en situation de travail (article L6313-2). Le bilan de compétences et la VAE demandent l'accord du salarié. L'employeur choisit librement les bénéficiaires, sans condition d'ancienneté, mais sans critère discriminant comme l'âge ou la situation familiale.

Une formation obligatoire se suit toujours sur le temps de travail, salaire maintenu

Depuis 2019, le code classe les actions du plan en deux catégories. Est obligatoire une formation qui conditionne l'exercice d'une activité ou d'une fonction en application d'une convention internationale ou de dispositions légales et réglementaires (article L6321-2), comme la FIMO puis la FCO des conducteurs routiers. Toutes les autres sont non obligatoires.

Formation obligatoire Non obligatoire, sur le temps de travail Non obligatoire, hors temps de travail
Statut du temps passé Temps de travail effectif Temps de travail effectif Hors temps de travail
Salaire Maintenu Maintenu Non maintenu
Accord du salarié Non requis Non requis Écrit, dénonçable sous 8 jours
Plafond sans accord collectif Aucun Aucun 30 heures par an, ou 2 % du forfait
Refus du salarié Faute pouvant justifier un licenciement La formation s'impose au salarié, sauf départ assimilable à une modification du contrat Ni faute ni motif de licenciement

Sources : code du travail, L6321-2, L6321-6, R6321-4, L6321-7 ; Service Public, fiche F11267, vérifiée le 13 mars 2026 ; ministère du Travail. Consultés le 23 septembre 2026.

En l'absence d'accord collectif et avec l'accord du salarié, des actions de formation qui peuvent se dérouler, en tout ou partie, hors du temps de travail, dans la limite de trente heures par an et par salarié. Pour les salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours ou en heures sur l'année, cette limite est fixée à 2 % du forfait.

Code du travail, article L6321-6, 2°, mis à jour le 28 janvier 2024

Pour un cadre au forfait de 218 jours, plafond légal du forfait en jours (article L3121-64), 2 % du forfait représentent 4,36 jours par an. Un accord collectif d'entreprise ou, à défaut, de branche peut fixer d'autres limites. Pendant une formation suivie hors du temps de travail, le salarié reste protégé au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles (article L6321-8).

Le CSE n'est consulté sur le plan qu'à partir de 50 salariés

Sous 50 salariés, les attributions du CSE ne comportent aucune consultation sur le plan. À partir de 50, deux consultations annuelles le touchent : celle sur les orientations stratégiques et celle sur la politique sociale, qui porte sur les actions de formation envisagées par l'employeur et, depuis le 1er janvier 2026, sur les périodes de reconversion.

Cette consultation porte, en outre, sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, sur les orientations de la formation professionnelle et sur le plan de développement des compétences.

Code du travail, article L2312-24, consultation sur les orientations stratégiques
Effectif CSE Financement du plan Règle des 8 ans
1 à 10 salariés Pas de CSE, obligatoire à partir de 11 salariés OPCO, selon le barème de la branche Non
11 à 49 salariés CSE sans consultation sur le plan OPCO, selon le barème de la branche Non
50 à 299 salariés Consultation chaque année, ou selon l'accord sans dépasser 3 ans ; informations sur le plan dans la BDESE Fonds propres, fonds conventionnels ou versement volontaire selon la branche Oui, 3 000 € par salarié concerné
300 salariés et plus Mêmes consultations, plus une commission de la formation et une BDESE enrichie Fonds propres, fonds conventionnels ou versement volontaire selon la branche Oui, 3 000 € par salarié concerné

Sources : code du travail, L2311-2, L2312-1, L2312-24, L2312-26, L2315-49, L6332-17, L6315-1. Consultés le 23 septembre 2026.

Le CSE n'exerce ces attributions qu'à l'expiration d'un délai de 12 mois après que l'entreprise a atteint 50 salariés pendant 12 mois consécutifs (article L2312-2). La base de données économiques, sociales et environnementales doit contenir les informations sur le plan et, sous 300 salariés, le bilan des actions de l'année antérieure et de l'année en cours, rapportées aux effectifs par catégorie socioprofessionnelle et par sexe (article R2312-8). À partir de 50 salariés, un plan écrit devient donc indispensable en pratique, même si aucun texte ne l'exige sous ce nom.

Un plan se construit en huit étapes, des formations obligatoires au bilan de l'année

Aucun texte n'impose de méthode. L'ordre ci-dessous recoupe les démarches publiées par OPCO Mobilités et Uniformation avec les obligations du code du travail.

  1. Étape 1

    Lister les formations obligatoires

    Habilitations, recyclages, formation à la sécurité, formations réglementaires du métier. Elles passent en premier et se programment sur le temps de travail.

  2. Étape 2

    Recueillir les besoins collectifs et individuels

    Projets de l'entreprise service par service, départs et absences à anticiper, souhaits des salariés, notamment ceux exprimés en entretien. Uniformation publie deux grilles de recueil, une pour les besoins individuels, une pour les problématiques de service.

  3. Étape 3

    Prioriser sur trois niveaux

    Le tableur d'OPCO Santé note 1 une formation qui aura lieu dans tous les cas, 2 une formation qui aura lieu si un financement est trouvé, 3 une formation non prioritaire. À 50 salariés et plus, vérifiez à cette étape que chaque salarié aura suivi une formation non obligatoire sur 8 ans.

  4. Étape 4

    Chiffrer le coût complet de chaque action

    Coût pédagogique hors taxe, salaire du temps passé en formation, frais annexes. Pour le salaire, AKTO propose la formule suivante : « En général = coût horaire X durée en H X taux de charges patronales x taux de congés. » Utilisez les taux réels de votre paie.

  5. Étape 5

    Rattacher un financement à chaque ligne

    Sous 50 salariés, le barème de l'OPCO de votre branche. À 50 et plus, les fonds conventionnels ou un versement volontaire. Pour une reconversion interne, quelle que soit la taille, la période de reconversion. Prévoyez la TVA quand l'OPCO ne paie plus directement l'organisme.

  6. Étape 6

    Caler le calendrier sur les dates de dépôt

    La demande de prise en charge se dépose avant la formation. Certains OPCO fixent une date limite annuelle : le 30 novembre 2026 à L'Opcommerce pour les formations de 2026. Le détail est dans la page sur la demande de prise en charge.

  7. Étape 7, à partir de 50 salariés

    Consulter le CSE

    Chaque année, ou selon la périodicité fixée par accord d'entreprise, sans dépasser trois ans.

  8. Étape 8

    Suivre les actions et tenir le bilan

    Statut de chaque action, heures réalisées, attestations reçues, évaluation. Ces données alimentent le bilan annuel exigé dans la base de données du CSE à partir de 50 salariés.

Lorsque le plan a été arbitré, il prend, en général, la forme d'un tableau qui permet de visualiser, de façon synthétique, les actions planifiées pour l'année à venir.

Uniformation, guide « Élaboration du plan de développement des compétences », mai 2019

Le modèle de plan alfie tient en treize rubriques, toutes justifiées par un texte ou un OPCO

Le ministère du Travail ne publie aucun modèle de plan. Le tableau ci-dessous réunit les rubriques communes aux tableurs d'AKTO, d'OPCO Santé, d'OPCO Mobilités et d'Uniformation, plus celles qu'exigent les textes cités sur cette page. Reprenez-le dans votre tableur, une ligne par action et par salarié ou groupe de salariés.

Rubrique Pourquoi la remplir Exemple fictif
Salarié ou population : nom, service, poste, catégorie socioprofessionnelle, sexe, type de contrat Bilan de la BDESE par catégorie et par sexe ; choix des bénéficiaires sans critère discriminant Technicien de maintenance, ouvrier, homme, CDI
Intitulé de l'action et objectif (« être capable de ») Une action de formation vise un objectif professionnel Être capable de diagnostiquer une panne sur la nouvelle ligne de production
Type d'action : obligatoire, non obligatoire (adaptation, maintien dans l'emploi, développement), bilan de compétences, VAE Temps de travail, salaire et droit de refus diffèrent Non obligatoire, adaptation au poste
Formation non obligatoire suivie dans les 8 ans (oui ou non) Abondement de 3 000 € à 50 salariés et plus Non : cette action y répond
Priorité (1, 2 ou 3) Arbitrage du budget 1
Modalité : présentiel, distanciel, mixte, en situation de travail Formes reconnues par l'article L6313-2 Mixte
Temps de travail ou hors temps de travail ; date de l'accord écrit du salarié 30 heures par an ou 2 % du forfait sans accord collectif ; dénonciation sous 8 jours Sur le temps de travail
Durée en heures, dates de début et de fin Plafonds horaires de l'OPCO, calendrier 14 heures, deux jours en février
Organisme (raison sociale, SIRET, Qualiopi oui ou non) ou formateur interne Aucun financement OPCO sans certification Qualiopi Organisme externe, certifié Qualiopi
Coût pédagogique HT, TVA facturée (oui ou non), salaire, frais annexes, coût total Réforme de la TVA des OPCO, calcul du reste à charge 700 € HT, sans TVA, salaire selon la paie, pas de frais annexes
Financement (OPCO plan des moins de 50, fonds de branche, versement volontaire, période de reconversion, fonds propres) et montant attendu Reste à charge par action OPCO, plan des moins de 50 salariés, montant selon le barème de la branche
Numéro de dossier OPCO, date de dépôt, date d'accord La demande se dépose avant la formation À déposer avant la première session
Statut (prévu, planifié, en cours, réalisé, annulé), heures réalisées, attestation reçue, évaluation Suivi et bilan annuel Prévu

Modèle alfie à reprendre, synthèse et non modèle officiel. La colonne « Exemple fictif » décrit une entreprise inventée pour illustrer le remplissage. Rubriques relevées dans les tableurs des quatre OPCO et dans le code du travail (L6313-2, L6315-1, L6321-6, R6321-4, R2312-8), consultés le 23 septembre 2026.

Les tableurs publiés par AKTO, OPCO Santé, OPCO Mobilités et Uniformation restent de bons points de départ, avec un point de vigilance : plusieurs posent encore la question d'une formation non obligatoire « sur les 6 dernières années » ou proposent la Pro-A, deux mentions antérieures aux réformes de 2025 et 2026.

Sous 50 salariés l'OPCO finance le plan, au-delà l'entreprise le paie sur ses fonds propres

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, l'OPCO prend en charge les coûts des actions du plan, la rémunération du salarié en formation et les frais annexes, selon les priorités fixées par son conseil d'administration (article L6332-17). L'enveloppe nationale réservée à ce financement est de 521 millions d'euros en 2026, contre 550 millions en 2025. Les plafonds propres à chaque branche sont détaillés dans le guide du financement de la formation, et le simulateur calcule celui de votre entreprise.

À partir de 50 salariés, aucun financement mutualisé légal ne couvre le plan. Restent les contributions conventionnelles prévues par un accord de branche et les versements volontaires de l'entreprise (article L6332-1-2). Dans tous les cas, l'OPCO ne finance que des formations dispensées par un organisme certifié Qualiopi.

le coût unitaire de ces formations souvent courtes (19 heures en moyenne) s'élève à 568 euros en 2024, dont 270 euros de coûts pédagogiques. Le reste à charge pour l'entreprise [...] représente en moyenne 38 % de ce montant. Il atteint 67 % dans le cas des entreprises de plus de 50 salariés.

France compétences, rapport sur l'usage des fonds 2025, 26 février 2026

Depuis le 1er octobre 2026, la réforme de la TVA des OPCO change le circuit de paiement de nombreux dossiers : l'entreprise règle l'organisme toutes taxes comprises, puis l'OPCO la rembourse hors taxe. Le plan des moins de 50 salariés financé en totalité garde le paiement direct à l'organisme chez AKTO et ATLAS, tandis qu'OPCO EP tranche dossier par dossier. Une ligne cofinancée par plusieurs sources peut donc demander une avance de trésorerie. Le fonctionnement du paiement direct est expliqué dans la page sur la subrogation de paiement.

À 50 salariés et plus, 8 ans sans formation non obligatoire coûtent 3 000 € par salarié

Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, un salarié qui n'a suivi aucune formation autre qu'une formation obligatoire en 8 ans ouvre droit à un abondement de 3 000 € sur son compte personnel de formation, versé par l'employeur (articles L6315-1 et R6323-3). À défaut de versement, la somme est due au Trésor public, majorée de 100 % (article L6323-13). Les habilitations et recyclages réglementaires ne comptent pas : un plan qui n'aligne que des formations obligatoires ne protège pas l'entreprise.

La loi du 24 octobre 2025 a fait passer la règle de 6 à 8 ans

  1. 1er janvier 2019

    Le plan de formation devient plan de développement des compétences

    L'action de formation devient un parcours pédagogique, réalisable à distance ou en situation de travail. La distinction entre obligatoire et non obligatoire remplace celle entre adaptation et développement des compétences.

  2. 26 octobre 2025

    Le plan peut tenir compte des entretiens, la règle passe à 8 ans

    La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025 modifie l'article L6321-1 et porte de 6 à 8 ans la période sur laquelle une formation non obligatoire est vérifiée.

  3. 1er janvier 2026

    Le CSE est consulté sur les périodes de reconversion

    L'enveloppe nationale du plan des moins de 50 salariés baisse à 521 millions d'euros, contre 550 millions en 2025.

  4. 1er février 2026

    La période de reconversion remplace la Pro-A

    Elle s'inscrit au plan pour les reconversions internes, quelle que soit la taille de l'entreprise. Le détail figure dans la page sur la période de reconversion.

  5. 1er octobre 2026

    Paiement TTC par l'entreprise, remboursement HT par l'OPCO

    La règle en vigueur pour la plupart des nouveaux dossiers, avec une exception pour le plan des moins de 50 salariés financé en totalité chez AKTO et ATLAS.

Des pages publiées en 2026 annoncent encore 80 heures pour les cadres et une règle des 6 ans

Plusieurs guides, y compris récents, n'ont pas intégré la loi du 24 octobre 2025 ou déforment les plafonds du code du travail. Voici les erreurs les plus fréquentes et la règle qui les corrige.

« Le plan de formation est obligatoire »

Le document ne l'est pas. L'obligation d'adapter les salariés à leur poste et de maintenir leur employabilité l'est, dès le premier salarié.

« Le plan de formation n'existe plus »

Il a changé de nom le 1er janvier 2019 : c'est le plan de développement des compétences.

« 80 heures hors temps de travail pour les cadres au forfait jours »

Sans accord collectif, la limite est de 2 % du forfait, soit 4,36 jours pour un forfait de 218 jours (article L6321-6).

« Une formation non obligatoire tous les 6 ans »

La période est de 8 ans depuis le 26 octobre 2025, pour les entreprises d'au moins 50 salariés.

« Le CSE est consulté dès 11 salariés »

La consultation sur le plan ne concerne que les entreprises d'au moins 50 salariés.

« Deux consultations par an à 300 salariés »

Le code prévoit une consultation chaque année, quel que soit l'effectif au-delà de 50. À 300, s'ajoute une commission de la formation.

« Les formations obligatoires sont celles imposées par la convention collective »

L'article L6321-2 vise une convention internationale ou des dispositions légales et réglementaires.

« Le FNE-Formation reste un outil efficace »

Aucun nouvel engagement FNE-Formation n'est pris en 2026.

Un plan de moins de 50 salariés se finance avant d'être lancé

La demande de prise en charge se dépose auprès de l'OPCO avant la formation. Estimez le budget de votre branche avec le simulateur, puis parcourez les dispositifs de formation pour rattacher chaque action du plan au bon financement.

Questions fréquentes sur le plan de développement des compétences

Le document ne l'est pas : le code du travail prévoit les formations « le cas échéant » dans le plan, et le ministère du Travail écrit que sa mise en œuvre relève de la décision de l'employeur. L'obligation de former l'est : adapter chaque salarié à son poste et maintenir sa capacité à occuper un emploi (article L6321-1). À partir de 50 salariés, le CSE doit être consulté sur le plan chaque année, ce qui suppose de l'avoir écrit.

C'est le même outil, renommé au 1er janvier 2019 par la loi du 5 septembre 2018. La distinction entre adaptation au poste et développement des compétences a laissé place à deux catégories : les formations obligatoires et les formations non obligatoires. L'action de formation est devenue un « parcours pédagogique », réalisable à distance ou en situation de travail.

Pas une formation obligatoire : son refus est une faute pouvant justifier un licenciement. Il peut refuser une formation hors temps de travail, un bilan de compétences ou une VAE, sans que ce refus constitue une faute ou un motif de licenciement.

Seulement pour une formation non obligatoire. Sans accord collectif, il faut l'accord écrit du salarié, qu'il peut dénoncer sous 8 jours, dans la limite de 30 heures par an, ou de 2 % du forfait pour un salarié au forfait. Ces heures ne sont pas payées, mais le salarié reste couvert en cas d'accident du travail.

L'employeur, en principe. Sous 50 salariés, l'OPCO en finance une partie selon le barème de la branche. À partir de 50, l'entreprise le paie sur ses fonds propres, sauf fonds conventionnels de sa branche ou versement volontaire. En 2024, le reste à charge moyen mesuré par France compétences était de 38 %, et de 67 % au-delà de 50 salariés.

Oui à partir de 50 salariés : la consultation sur les orientations stratégiques porte aussi « sur le plan de développement des compétences », et celle sur la politique sociale sur les actions de formation envisagées. Elle a lieu chaque année, ou selon la périodicité fixée par accord, sans dépasser trois ans. En dessous de 50, aucune consultation sur le plan n'est prévue. À partir de 300 salariés, une commission de la formation prépare ces consultations.

Le ministère du Travail n'en publie pas. AKTO, OPCO Santé, OPCO Mobilités et Uniformation proposent un tableur gratuit. Vérifiez qu'il est à jour : certains demandent encore si le salarié a été formé « sur les 6 dernières années », alors que la loi dit 8 ans depuis octobre 2025.

Depuis la loi du 24 octobre 2025, le plan peut s'appuyer sur les conclusions des entretiens, et la période au terme de laquelle chaque salarié doit avoir suivi une formation non obligatoire passe de 6 à 8 ans, avec 3 000 € d'abondement CPF en cas de manquement à 50 salariés et plus. Depuis le 1er janvier 2026, le CSE est aussi consulté sur les périodes de reconversion. Depuis le 1er octobre 2026, la réforme de la TVA des OPCO change le paiement de nombreux dossiers, le plan des moins de 50 salariés financé en totalité restant payé directement à l'organisme chez AKTO et ATLAS.

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Cindy Drouin

Écrit par

Cindy Drouin

Chargée de projet formation, Vendée

Cindy monte les dossiers de financement et suit la certification Qualiopi, du premier échange jusqu'après la formation.

Maxime Coutant

Certifié et validé par

Maxime Coutant

Dirigeant associé de UP&KO (alfie formation)

Maxime relit et valide chaque contenu avant sa publication, montants et règles compris.


Chiffres vérifiés le 23/09/2026 sur les sources officielles.

Sources : les montants s'appuient sur les grilles de prise en charge publiées par chaque OPCO, ainsi que sur France Compétences et service-public.fr. L'estimation reste indicative : le montant final dépend de votre branche et de l'enveloppe annuelle disponible auprès de votre OPCO.