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OPCO des secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement
Onze opérateurs de compétences se partagent l'ensemble des branches professionnelles françaises. Votre entreprise relève de l'un d'eux, et d'un seul. Voici lesquels, avec le secteur que chacun couvre.
Chaque opérateur fixe lui-même ses règles de prise en charge : l'article L6332-17 du Code du travail dit ce qui peut être financé, puis renvoie les modalités et les priorités au conseil d'administration de l'opérateur. Six d'entre eux vont plus loin et publient un barème différent selon la branche, signalés ci-dessous.
OPCO des secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement
OPCO des Entreprises de Proximité (artisanat, professions libérales, services de proximité)
Barème par branche
OPCO des services à forte intensité de main-d'œuvre
Barème par branche
OPCO des services financiers et du conseil
Barème par branche
OPCO de la construction (bâtiment, travaux publics, négoce des matériaux)
Barème par branche
OPCO du commerce
Barème par branche
OPCO de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la pêche et des territoires
OPCO des transports, de la logistique et des services de l'automobile
OPCO du secteur privé de la santé
OPCO interindustriel
OPCO de la cohésion sociale
Barème par branche
La mention « barème par branche » signifie que le montant pris en charge change d'une convention collective à l'autre au sein du même opérateur. Connaître son OPCO ne suffit alors pas à connaître son budget : il faut aussi sa branche.
Votre OPCO découle de votre convention collective. Vous pouvez le retrouver à partir de votre SIRET, puis obtenir le budget formation auquel votre barème ouvre droit.
Un opérateur de compétences est un organisme paritaire agréé par l'État, dont le périmètre est un ensemble de branches professionnelles. Il n'est pas un organisme de formation, et il ne collecte plus les contributions depuis 2022. Il finance, et il accompagne.
C'est un accord de branche qui désigne l'opérateur dont relève une convention collective : une entreprise ne choisit donc pas son OPCO, elle en dépend. L'article L6332-1-1 du Code du travail fixe les conditions de l'agrément, parmi lesquelles la cohérence économique du champ d'intervention, la gestion paritaire et l'aptitude à assurer un service de proximité sur tout le territoire.
L'article L6332-1 du Code du travail, dans sa version en vigueur au 27 juin 2026, confie neuf missions aux opérateurs de compétences. Les quatre qui concernent directement une entreprise :
Financer l'alternance
Les contrats d'apprentissage et de professionnalisation, selon les niveaux de prise en charge fixés par les branches.
Financer les périodes de reconversion
Mission créée par la réforme de 2026, dans la limite des dotations allouées.
Rendre un service de proximité aux PME
Améliorer l'accès des petites et moyennes entreprises à la formation. Un OPCO répond au téléphone, pose un diagnostic et aide à monter le dossier : c'est une mission légale, elle ne se facture pas.
Vérifier l'exécution et la qualité des actions
L'opérateur contrôle ce qu'il finance, ce qui explique les pièces demandées à l'organisme de formation.
L'opérateur apporte aussi un appui technique aux branches sur la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences et sur les certifications professionnelles, finance les formations en santé-sécurité des représentants du personnel, promeut certaines modalités de formation et accompagne les entreprises dans la transition écologique.
Les OPCA n'existent plus. Ils ont été remplacés par les OPCO le 1er avril 2019, date d'effet des arrêtés d'agrément du 29 mars 2019, en application de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Si vous lisez encore « OPCA » quelque part, la page date d'avant 2019, ou recopie une page qui en date.
| Point de comparaison | OPCA, jusqu'au 31 mars 2019 | OPCO, depuis le 1er avril 2019 |
|---|---|---|
| Nombre | 20 | 11 |
| Découpage | Par secteur, avec des organismes interprofessionnels | Par filière économique cohérente |
| Collecte | L'organisme collectait lui-même les contributions | L'URSSAF collecte depuis le 1er janvier 2022 |
| Cœur de mission | Gestion des fonds du plan de formation, grandes entreprises comprises | Alternance, appui aux TPE-PME, compétences de branche |
Le changement ne porte donc pas que sur le nom. Un OPCA gérait le plan de formation de toutes les entreprises de son champ ; un OPCO finance d'abord l'alternance, et ne mutualise le plan de formation que pour les entreprises de moins de cinquante salariés.
Les entreprises, par la contribution unique à la formation professionnelle et à l'alternance. L'article L6131-2 du Code du travail la définit comme la réunion de deux prélèvements distincts : la taxe d'apprentissage et la contribution à la formation professionnelle. Le mot « unique » désigne le recouvrement, pas un taux.
| Prélèvement | Moins de 11 salariés | 11 salariés et plus |
|---|---|---|
| Contribution à la formation professionnelle | 0,55 % | 1 % |
| Taxe d'apprentissage, part principale | 0,59 % | 0,59 % |
| Taxe d'apprentissage, solde | 0,09 % | 0,09 % |
Taux de la contribution à la formation professionnelle : articles L6331-1 et L6331-3 du Code du travail. Taux de la taxe d'apprentissage : fiche officielle service-public, vérifiée le 8 juin 2026. En Alsace-Moselle, la taxe d'apprentissage est de 0,44 %, sans solde. Les employeurs versent en outre 1 % sur la rémunération de leurs salariés en CDD.
L'entreprise verse à l'URSSAF, par la déclaration sociale nominative mensuelle, depuis le 1er janvier 2022. L'URSSAF reverse à France compétences, qui répartit entre sept destinataires listés à l'article L6123-5 du Code du travail : la Caisse des dépôts et consignations pour les comptes personnels de formation, l'État pour la formation des demandeurs d'emploi, les opérateurs de compétences, les régions, les opérateurs du conseil en évolution professionnelle, les commissions paritaires interprofessionnelles régionales et les fonds d'assurance-formation des non-salariés.
France compétences ne reçoit aucune demande d'entreprise et n'en finance aucune directement. Votre interlocuteur reste votre OPCO.
On lit souvent qu'un pourcentage donné de la contribution revient à l'OPCO. Ce n'est plus exact. Les décrets n° 2025-558 et n° 2025-560 du 21 juin 2025 ont supprimé les fourchettes réglementaires : France compétences détermine désormais les dotations en montants fixes, votés chaque année et communiqués avant le 30 novembre précédent. Il n'existe donc plus de règle de répartition exprimée en pourcentage de ce que vous versez.
Les mêmes décrets plafonnent les réserves de chaque section financière d'un OPCO à 10 % de ses produits de formation, l'excédent étant reversé à France compétences. Et depuis janvier 2026, les URSSAF et les caisses de la MSA peuvent aussi collecter les contributions conventionnelles pour le compte des OPCO.
La réponse tient dans un article. L'article L6332-3 du Code du travail organise les fonds d'un OPCO en trois sections financières : l'alternance, les périodes de reconversion, et les actions utiles au développement des compétences au bénéfice des entreprises de moins de cinquante salariés. Le seuil est écrit dans le texte lui-même. Ce n'est pas une règle de gestion votée par un opérateur, c'est le périmètre légal de l'enveloppe.
L'article L6332-17 dit la même chose côté dépenses : les coûts des actions de formation du plan de développement des compétences, la rémunération du salarié en formation et les frais annexes sont pris en charge pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Rien n'est interdit aux entreprises plus grandes : il n'y a simplement pas d'affectation prévue pour elles sur ce dispositif. Cette organisation vient de la loi du 5 septembre 2018, qui a recentré les fonds mutualisés sur l'alternance et sur les petites entreprises.
Les contributions conventionnelles de branche
Quand la branche en a instauré une, l'OPCO en gère le produit et peut financer sur cette base.
Les versements volontaires
L'entreprise confie une somme à son OPCO, qui la lui restitue en financements. Ces versements ne sont pas mutualisés : c'est un service de gestion, pas un financement.
Les cofinancements publics
Le fonds national de l'emploi-formation, et, de façon marginale, l'Agefiph et les régions, qui pèsent ensemble moins de 1 % du soutien au plan de développement des compétences.
L'écart se lit dans les chiffres de France compétences portant sur 2024 : le reste à charge moyen d'une entreprise sur une formation de son plan est de 38 %, et de 67 % pour les entreprises de plus de 50 salariés. La même année, 4,554 millions de formations ont été initiées par des entreprises, pour un coût unitaire moyen de 568 €, dont 270 € de coûts pédagogiques, et une durée moyenne de 19 heures.
Un dernier ordre de grandeur, qui explique que les enveloppes s'épuisent en cours d'année : 21,6 milliards d'euros ont été engagés au titre de la formation professionnelle en 2024, en baisse de 1,7 % sur un an, et les contrats d'apprentissage en représentent 72 %. Sur les 3 milliards consacrés à la formation des salariés, 84 % vont aux plans de formation.
Écrit par
Chargée de projet formation, Vendée
Cindy monte les dossiers de financement et suit la certification Qualiopi, du premier échange jusqu'après la formation.
Certifié et validé par
Dirigeant associé de UP&KO (alfie formation)
Maxime relit et valide chaque contenu avant sa publication, montants et règles compris.
Chiffres vérifiés le 22/09/2026 sur les sources officielles.
Sources : les montants s'appuient sur les grilles de prise en charge publiées par chaque OPCO, ainsi que sur France Compétences et service-public.fr. L'estimation reste indicative : le montant final dépend de votre branche et de l'enveloppe annuelle disponible auprès de votre OPCO.